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Vivre nu
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Le vêtement
Le vêtement par
excès de protection a fragilisé l'être humain... il l'a rendu frileux, sa résistance
aux intempéries s'est amenuisée. Constituant un écran aux rayons lumineux qui favorisent l'activité vitale de l'épiderme, le vêtement s'oppose
à l'échange indispensable et constant qui s'effectue entre l'air et la peau par
les millions de glandes sudoripares.
Le contact de
certains textiles provoque parfois des troubles physiologiques, des allergies
désagréables et tenaces. Trop ajusté, trop serré (ainsi le dicte la "mode"),
cerclé d'élastiques autour des jambes, le vêtement freine et perturbe la circulation
lymphatique et sanguine.
Parmi les êtres
vivants, l'homme est le seul à s'être placé dans l'obligation de recourir à une
telle protection, et, de celle-ci, il ne pourrait maintenant se passer. Prisonnier
des lois, des coutumes, des "convenances", l'homme a fait du vêtement une mascarade
absurde derrière laquelle, hypocrite, il semble parfaitement ravi de dissimuler
sa véritable personnalité.
Certes, le vêtement
parfois enjolive les heures de la vie. Il est cependant parvenu à déposséder
de sa réalité l'aspect naturel du corps humain.
Le corps humain
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Le corps humain
aujourd'hui se libère de ce "carcan" ancestral. Il en éprouve un incontestable
bien-être et retrouve sa dignité.
A le regarder
sans l'obstacle du vêtement, on apprécie le corps, tel que la nature l'a fait.
Alors se révèle, au travers d'une infinie diversité de traits, de proportions,
de teintes, l'étonnante variété des peuples du monde.
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Les artistes qui s'attachent à reproduire le corps humain
nu, en dessin, peinture, modelage, sculpture, ... savent la difficulté de ce
travail délicat mais combien passionnant ! Cependant, lorsqu'il s'autorise à
voiler, fausser ou mutiler l'oeuvre de la nature, l'être humain s'avère bien
méprisant et particulièrement prétentieux !
A sa naissance,
l'individu reçoit un "présent" fragile et précieux... son corps... Chacun en
dispose à sa guise, mais c'est une injure à la nature et à la vie que laisser
s'abîmer ce "capital" unique. Il faut se préoccuper avec la même attention,
et de l'épanouissement de son état physique, et de la culture de ses facultés
intellectuelles.
C'est par la gymnastique,
la danse, le sport, au travers des attitudes, des gestes et du mouvement, qu'explosent
l'élégance, la grâce, la force et la beauté du corps humain.
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